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C'est quoi la hype autour de l'acide hyaluronique ?
C'est quoi la hype autour de l'acide hyaluronique ?

Envie d’une bouche ultra pulpeuse, de pommettes plus bombées et de rides d’expression estompées ? Goal ultime ou non, c’est en tout cas celui de beaucoup d’entre nous. Aujourd’hui les 18-34 ont plus recours à la chirurgie esthétique que les 50-60 ans* (true story) et la médecine esthétique aka les injections de botox et d’acide hyaluronique a elle aussi de plus de plus d’adeptes. Alors fake news ou réelle tendance ? On est allé creuser.

I want Botox I need Botox

Vous aussi vous pensiez que le Botox et tutti quanti, c’était un truc de daronne ? Eh bien les choses ont changées : les chirurgiens et les cliniques spécialisées dans la médecine esthétique voient passer de plus en plus de gens qui ont la vingtaine. Pour faire quoi concrètement ? « Gonfler les pommettes, les lèvres, les joues... Globalement, les jeunes femmes ont recours à l’acide hyaluronique pour avoir plus de ‘volume’ », explique la docteure Laura Chanel, spécialiste en Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique à La Garenne Colombes. Quant au Botox, on l’utilise plutôt à partir de 25 ans pour prévenir l’apparition des rides.

Quelle diff’ entre botox et acide hyaluronique ?

Ces deux produits ne vont pas être utilisés dans les mêmes cas. Avec le Botox on est dans « la prévention », avec l’acide hyaluronique on est dans « la modification », explique Laura Chanel. « Le Botox est une toxine qui va agir sur le muscle pour diminuer les expressions. A chaque fois qu’on va lever ou froncer les sourcils on ne va pas avoir la peau qui va plisser avec (...) alors que l’acide hyaluronique modifie et donne du volume ».

Pourquoi on est autant à fond ?

Les coupables number one ? Les réseaux sociaux et la téléréalité, selon la docteure qui voient ses patientes arriver au cabinet avec les photos des influenceuses à qui elles voudraient ressembler. Le hic, comme l’explique Laura Chanel, c’est « que l’image corporelle n’est pas construite à cet âge-là » donc « quand on voit sans cesse ce genre de physique à 18 ans, on a l’impression que c’est l’idéal, alors que ce n’est pas la vraie vie. ça fausse tous les repères ».

Mais les influenceuses ne sont pas les seules à nous influencer. Globalement, le fait que l’on passe notre life sur les réseaux et nos selfies à gogo n’ont fait qu’amplifier notre culture de l’apparence : on se compare plus et on se sent pas ouf dans nos baskets. Mi-septembre, le Wall Street Journal révélait d’ailleurs à quel point Instagram était nocif : selon une étude menée par Facebook, le réseau avait empiré les complexes physiques chez 1 adolescent.e sur 3.

Aussi, le fait que la médecine esthétique circule autant sur Insta – la Clinique des Champs Élysées cumule pas moins de 177k d’abonnés par ex – a contribué à destigmatiser un sujet autrefois tabou. Autre possible explication à ce boom ? Le fait qu’il n’y ait pas de « réelle » intervention (pas d’anesthésie, pas de bloc opératoire...), c’est donc moins contraignant que la chirurgie et en 20 minutes c’est plié.

Je risque un truc si j’en fais ?

La bonne nouvelle c’est que l’acide hyaluronique est un produit sûr et résorbable donc qui disparaît au fil des mois. Sauf que cela peut aussi nous mener à « rentrer dans un cercle addictif car si on s’arrête on retrouve le visage d’avant », explique Laura Chanel. L’autre risque, même si on n’est sûr de rien aujourd’hui, c’est qu’à terme cela accélère le relâchement de la peau car « quand on recherche du volume, on l’étire ». Mais plus que l’impact sur le visage, c’est surtout l’impact sur l’image corporelle « perturbée » qui peut être inquiétante. Alors si vous y avez recours et que ça vous fait vous sentir mieux tant mieux, mais n’oubliez pas que vous êtes aussi belles au naturel.

*Selon une étude de l’International Master Course of Aging Skin – un congrès européen réunissant les pros du secteur – de 2019

Olivia Sorrel Dejerine

Crédit photo : Pexels / Cottonbro

I want Botox I need Botox

Vous aussi vous pensiez que le Botox et tutti quanti, c’était un truc de daronne ? Eh bien les choses ont changées : les chirurgiens et les cliniques spécialisées dans la médecine esthétique voient passer de plus en plus de gens qui ont la vingtaine. Pour faire quoi concrètement ? « Gonfler les pommettes, les lèvres, les joues... Globalement, les jeunes femmes ont recours à l’acide hyaluronique pour avoir plus de ‘volume’ », explique la docteure Laura Chanel, spécialiste en Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique à La Garenne Colombes. Quant au Botox, on l’utilise plutôt à partir de 25 ans pour prévenir l’apparition des rides.

Quelle diff’ entre botox et acide hyaluronique ?

Ces deux produits ne vont pas être utilisés dans les mêmes cas. Avec le Botox on est dans « la prévention », avec l’acide hyaluronique on est dans « la modification », explique Laura Chanel. « Le Botox est une toxine qui va agir sur le muscle pour diminuer les expressions. A chaque fois qu’on va lever ou froncer les sourcils on ne va pas avoir la peau qui va plisser avec (...) alors que l’acide hyaluronique modifie et donne du volume ».

Pourquoi on est autant à fond ?

Les coupables number one ? Les réseaux sociaux et la téléréalité, selon la docteure qui voient ses patientes arriver au cabinet avec les photos des influenceuses à qui elles voudraient ressembler. Le hic, comme l’explique Laura Chanel, c’est « que l’image corporelle n’est pas construite à cet âge-là » donc « quand on voit sans cesse ce genre de physique à 18 ans, on a l’impression que c’est l’idéal, alors que ce n’est pas la vraie vie. ça fausse tous les repères ».

Mais les influenceuses ne sont pas les seules à nous influencer. Globalement, le fait que l’on passe notre life sur les réseaux et nos selfies à gogo n’ont fait qu’amplifier notre culture de l’apparence : on se compare plus et on se sent pas ouf dans nos baskets. Mi-septembre, le Wall Street Journal révélait d’ailleurs à quel point Instagram était nocif : selon une étude menée par Facebook, le réseau avait empiré les complexes physiques chez 1 adolescent.e sur 3.

Aussi, le fait que la médecine esthétique circule autant sur Insta – la Clinique des Champs Élysées cumule pas moins de 177k d’abonnés par ex – a contribué à destigmatiser un sujet autrefois tabou. Autre possible explication à ce boom ? Le fait qu’il n’y ait pas de « réelle » intervention (pas d’anesthésie, pas de bloc opératoire...), c’est donc moins contraignant que la chirurgie et en 20 minutes c’est plié.

Je risque un truc si j’en fais ?

La bonne nouvelle c’est que l’acide hyaluronique est un produit sûr et résorbable donc qui disparaît au fil des mois. Sauf que cela peut aussi nous mener à « rentrer dans un cercle addictif car si on s’arrête on retrouve le visage d’avant », explique Laura Chanel. L’autre risque, même si on n’est sûr de rien aujourd’hui, c’est qu’à terme cela accélère le relâchement de la peau car « quand on recherche du volume, on l’étire ». Mais plus que l’impact sur le visage, c’est surtout l’impact sur l’image corporelle « perturbée » qui peut être inquiétante. Alors si vous y avez recours et que ça vous fait vous sentir mieux tant mieux, mais n’oubliez pas que vous êtes aussi belles au naturel.

*Selon une étude de l’International Master Course of Aging Skin – un congrès européen réunissant les pros du secteur – de 2019

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