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Vraie question : pourquoi la chirurgie esthétique est si taboue ?
Vraie question : pourquoi la chirurgie esthétique est si taboue ?

Vous trouvez pas qu’on est rapidement passées de "Et toi, tu te referais faire quoi si tu devais choisir ?" dans la cour du lycée, à quelques années plus tard : "T’as vu Blake Lively ? C’est pas son vrai nez en fait, elle est fake la meuf", notre propre nez (retapé 100 fois en pensées devant le miroir) plongé dans la rubrique avant/après chirurgie d’un magazine people ? On s’est demandé pourquoi ça nous perturbait autant que les gens passent sous le bistouri - ou l’aiguille. Pourquoi c’était si croustillant de mater du before opération, et pourquoi le mot plastique rendait la chirurgie honteuse de façon quasi automatique. Et si on déconstruisait tout ça pour là aussi pouvoir scander "Your body, your choice" ?

Cet article a été écrit par nos potes de Tapage. Le magazine pop et engagé qui vous sauce à base de style, culture, self-care et très bons conseils. Pour retrouver le meilleur de leurs idées, inscrivez-vous à leur newsletter juste ici.

La base du tabou de la chirurgie esthétique, on la placerait déjà dans le body shaming, le monde entier qui commente le corps des femmes en permanence. Pas assez de seins, trop de cuisses, pas assez de fesses, trop d’épaules, pas assez de lèvres, trop de menton, pas assez grande, trop grosse, et surtout, la condamnation ultime : pas naturelle. Sauf que le mythe ou le fantasme de la beauté naturelle n’est que ça : un mythe, un fantasme. Au mieux, un privilège réservé à une poignée, et surtout très codifié par les diktats du moment.

D’ailleurs, permettons-nous : qui décide de ce qui est naturel ? Où se trouve la limite du faux ? Après le maquillage, les décolo, le blanchiment des dents, les faux-ongles, les appareils dentaires et le recourbement des cils ? Mais avant le contouring, le filler et les implants ?

Si on réussit petit à petit à se décharger des mauvaises habitudes sauce male gaze, certaines, comme le fait de se comparer entre femmes et donc de juger le physique des autres, continuent de nous berner, surtout quand ça touche des sujets moins quotidiens comme la chirurgie.

Et à l’inverse, on reproche aussi aux femmes de "tomber dans la chirurgie", de se faire pigeonner par les diktats. Sauf que le problème, ce ne serait pas plutôt les diktats, de base ? Et le fait d’infantiliser les choix des femmes par rapport à leur corps aussi, peut-être…

Si une personne se sent mieux à l’idée de refaire son nez, qu’importe d’où vient cette envie. C’est son choix. Et si une petite voix vous souffle dans la tête "Mais non du coup, c’est pas vraiment SON choix", on est d'avis que vous avez le droit de militer pour que les femmes puissent porter leurs poils fièrement tout en vous rasant les jambes, comme d’autres ont le droit de prôner le body positivisme et de s’offrir un bonnet supplémentaire. On milite pour la liberté d’expression corporelle de chaque femme suivant ses envies, pas pour de nouvelles injonctions ;).

C’est aussi important de rappeler qu’on ne connaît pas la vie des autres. Certaines personnes ont recours à la chirurgie après un accident, d’autres pour réduire leur poitrine par exemple, parfois pour des raisons de confort physique, mais parfois aussi pour d’autres raisons plus complexes ou par simple choix esthétique. La chirurgie esthétique est en fait un outil d’expression de soi, essentiel d'ailleurs pour certaines personnes trans qui souhaitent se rapprocher des codes physiques attribués au genre dans lequel iels se reconnaissent et ainsi se sentir mieux dans leur corps.

Dans tous les cas, le self love peut prendre différentes formes. Le but est de se donner de l’attention, de l’amour, de prendre soin de soi pour se sentir mieux dans sa peau et dans sa tête, et si ça ressemble plus à un comblement de rides qu’à un bain moussant avec le best of de Sade en fond, qui pour juger ?

Ça vous a plu ? Si vous en voulez plus, vous pouvez télécharger l'application Tapage par ici et faire un tour sur leur site par là.

Crédit photos : Pexels / Cottonbro

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La base du tabou de la chirurgie esthétique, on la placerait déjà dans le body shaming, le monde entier qui commente le corps des femmes en permanence. Pas assez de seins, trop de cuisses, pas assez de fesses, trop d’épaules, pas assez de lèvres, trop de menton, pas assez grande, trop grosse, et surtout, la condamnation ultime : pas naturelle. Sauf que le mythe ou le fantasme de la beauté naturelle n’est que ça : un mythe, un fantasme. Au mieux, un privilège réservé à une poignée, et surtout très codifié par les diktats du moment.

D’ailleurs, permettons-nous : qui décide de ce qui est naturel ? Où se trouve la limite du faux ? Après le maquillage, les décolo, le blanchiment des dents, les faux-ongles, les appareils dentaires et le recourbement des cils ? Mais avant le contouring, le filler et les implants ?

Si on réussit petit à petit à se décharger des mauvaises habitudes sauce male gaze, certaines, comme le fait de se comparer entre femmes et donc de juger le physique des autres, continuent de nous berner, surtout quand ça touche des sujets moins quotidiens comme la chirurgie.

Et à l’inverse, on reproche aussi aux femmes de "tomber dans la chirurgie", de se faire pigeonner par les diktats. Sauf que le problème, ce ne serait pas plutôt les diktats, de base ? Et le fait d’infantiliser les choix des femmes par rapport à leur corps aussi, peut-être…

Si une personne se sent mieux à l’idée de refaire son nez, qu’importe d’où vient cette envie. C’est son choix. Et si une petite voix vous souffle dans la tête "Mais non du coup, c’est pas vraiment SON choix", on est d'avis que vous avez le droit de militer pour que les femmes puissent porter leurs poils fièrement tout en vous rasant les jambes, comme d’autres ont le droit de prôner le body positivisme et de s’offrir un bonnet supplémentaire. On milite pour la liberté d’expression corporelle de chaque femme suivant ses envies, pas pour de nouvelles injonctions ;).

C’est aussi important de rappeler qu’on ne connaît pas la vie des autres. Certaines personnes ont recours à la chirurgie après un accident, d’autres pour réduire leur poitrine par exemple, parfois pour des raisons de confort physique, mais parfois aussi pour d’autres raisons plus complexes ou par simple choix esthétique. La chirurgie esthétique est en fait un outil d’expression de soi, essentiel d'ailleurs pour certaines personnes trans qui souhaitent se rapprocher des codes physiques attribués au genre dans lequel iels se reconnaissent et ainsi se sentir mieux dans leur corps.

Dans tous les cas, le self love peut prendre différentes formes. Le but est de se donner de l’attention, de l’amour, de prendre soin de soi pour se sentir mieux dans sa peau et dans sa tête, et si ça ressemble plus à un comblement de rides qu’à un bain moussant avec le best of de Sade en fond, qui pour juger ?

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